Accueil Entreprises L’ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, s’attaque maintenant à Renault pour ses indemnités de retraite !

L’ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, s’attaque maintenant à Renault pour ses indemnités de retraite !

par Naqi

L’ex-patron franco-libanais du groupe automobile Renault-Nissan compte bien récupérer la pension qu’il avait négociée lorsqu’il était aux commandes. Mais les chances que le constructeur ne présente aucune défense semble maigres !

Avant toute chose, un petit rappel des faits… M. Ghosn, détenteur des nationalités française, libanaise et brésilienne, fait l’objet de quatre inculpations au Japon: deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé.

Tout cela lui a coûté la liberté au Japon durant plusieurs mois, pays duquel il a ensuite pris la fuite illégalement pour se réfugier au Liban, d’où il précise pouvoir parler librement à la presse sans être injustement traité. Les autorités libanaises lui ont ensuite interdit de quitter le territoire en attendant que le dossier d’inculpation leurs parvienne et que la la lumière soit faite sur cette affaire.

  • Mais Ghosn n’en reste pas là…

En effet, depuis le Liban où il a fui la justice japonaise, ou plutôt, fui l’injustice comme il le prétend dans ses interviews, Ghosn a décidé de se retourner contre son ancien employeur… Renault ! Il a exprimé son intention de contester sa démission du poste de directeur du groupe.

Dans une lettre au conseil d’administration de Renault, le 23 janvier 2019, Carlos Ghosn avait fait savoir sa « décision de mettre un terme à ses mandats ». Son départ avait été reconnu par le conseil d’administration le lendemain qui avait ensuite réduit au minimum sa rémunération au titre de 2018 et annulé ses actions de performance.

« Je réclame mes droits à la retraite ainsi qu’à tous les droits qui me sont acquis. J’ai d’abord voulu que cela se règle de façon amiable. Chacun connaît les conditions dans lesquelles j’ai dû quitter Renault : j’étais emprisonné ! Mais, que je sache, il existe un droit en France, il existe une justice. La façon dont tout cela s’est déroulé à ce moment-là sera connue. »

Il estime, dès lors, que rien ne justifie la décision de Renault de le priver de ses droits à la retraite – qui devraient lui rapporter environ 770 000 euros par an, ni de ses actions de performances attribuables au titre des années 2015 et suivantes.

Ces titres, attribués de 2015 à 2018 sous condition de présence dans l’entreprise quatre ans plus tard, sont évalués à environ 15,5 millions d’euros au cours actuel de l’action Renault…

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